Retour au pays

L’écrin de la vie, me dit-il, l’écrin sauvage qui bascule au galop. Il faut retrouver ce parfum musqué dont ton arrière-nez a gardé la trace. Il faut garder la plage de galet sur laquelle tu t’es blessée le pied, me dit-il, le galet gris qui rappe la peau-tendresse. Dans cette forêt noire, tu dois tirer le fil d’Ariane de tes souvenirs, déformés par ton obsession à vouloir coller au réel. Comme un tatouage, il s’agit de graver les veines avec un peu d’amour et de frayeur. Je me retrouve la nuit, enveloppée par des couches et des couches de réalités, c’est si difficile de s’en échapper. Maintenir la distance entre la vie-idée et la vie-soif. En trembler un peu. Et puis se réveiller, et tout recommencer.

Une réflexion sur “Retour au pays

  1. De retour sur soi, dans les pièces obscures, les questions se posent
    Frappe au carreaux, les volets s’ouvrent, la lumière rentre et les questions fondent

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