Gospel du laboureur

L’évangile selon mon arbre, il se lit dans le sens de la rainure. Les racines musicales s’engouffrent dans les sphères terreuses du smooth-jazz. Le beat symphonique danse dans mes veines comme une écluse. On ouvre, on ferme, on ouvre, on ferme, la mélodie irrigue les champs de l’esprit quand il dort, quand il est libre, quand il s’affranchit de la moisson. L’écorce frissonne pour une sonate. La chaleur de l’énergie aérienne attire les pores ouverts. Parfois un grain de beauté, parfois une parole sainte abandonnée comme un pollen dans le vent. C’est dans les branches que tes doigts massent d’autres doigts, au rythme de l’accord de guitare barré. La corde ampoule la peau mais tu joues, tu joues, tu joues pour l’enfant qui est en nous, évangile solaire. Il faudra toutes les couleurs du prisme pour dessiner les feuilles légères de la pensée. Elles tremblent et s’accrochent à une idée, laissant mourir les inhibitions. L’évangile selon mon arbre, il se vit dans le sens inverse des aiguilles du monde.

Publicités

Donnez vos impressions

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :