Rêver

Il sort la nuit, il sort, il s’évade ton esprit.

Tu ne le promènes plus en laisse,

Il s’ébroue, il recule, te fais un signe

Et puis s’en va, et puis te laisse.

Il joue avec la physique, il t’oublie presque.

Mais non, la voici ta claque, ton ivresse.

Il réveille les démons, les malins esprits,

Il en rit, il en raille, il en jouit.

Cruel animal sauvage, il étrangle ta morale

Et lave le linge de ta mémoire sale.

Soudainement vient le déchirement oculaire,

La lumière qui inonde farouchement l’iris

Et poignarde dans le dos notre missionnaire.

Il rentre, il attend, il attend le prochain voyage.

Niché dans la tiède modération de la conscience,

Il fabrique déjà ton prochain naufrage.

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