Le blues des vieux copains

On ne se souvient pas des jours, on se souvient d’instants.

On ne se souvient pas du vin, on se souvient des rires.

On se souvient de cette griserie incontrôlable,

Quand l’absurde devient la règle, quand la folie devient le maître.

On se souvient des danses ardentes, des tournis-tournants entre frères.

On ne se souvient pas des douleurs et des peurs, mais des cris de rage.

Les gorges brulent de la fumée qui enivre,

Les yeux s’encroutent de la poussière du grenier,

Les cheveux s’emmêlent comme de la paille d’été

Et la peau se grave de nouveaux souvenirs.

Je ne me souviens pas des jours, je me souviens d’instants,

De mains qui me font danser, de paroles qui me font rire,

Des feux de camps aux feux de joie, je me souviens.

Je me souviens de tous les instants qui m’ont fait vibrer.

 

3 réflexions sur “Le blues des vieux copains

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