L’angoisse de Damoclès

L’angoisse, l’angoisse te prend aux tripes comme une écorce collante. Tu te jures de ne plus y penser, et pourtant c’est là, au dessus de toi, à côté de toi, transpirant des pores de ta peau, l’angoisse sourde et terriblement silencieuse. La falaise de ton adrénaline n’y change rien. Tu jures de ne plus y penser et du coup tu y penses tout le temps, surtout la nuit, quand les ombres dansent et que ton inconscient borde ton esprit diurne. Alors tu prends pleinement conscience de tout ton corps. Tu es le sang, tu es la force, tu es le cœur, jusqu’aux galbe des pieds, tu ordonnes fermement à ton corps de lutter, d’évacuer le mal. Évacuer le mal. Ça ne veut rien dire « évacuer le mal », l’expression est laide. Pourtant tu ne sais pas l’exprimer autrement. Puis tu le rassures avec tendresse, en espérant que cette brève symbiose écarte l’angoisse des premiers temps. Las, tu t’effondres de fatigue. Jusqu’à quand ?

 

 

Une réflexion sur “L’angoisse de Damoclès

  1. Avant d’entrer en méditation, en receuillement, en respiration, laisser les soucis à l’entrée. Ils ne doivent pas rentrer sur les lieux de ton âme, car à cet endroit, ils ne servent à rien…

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