Ver de terre amoureux d’une étoile

Il suffit de lire Paul Eluard pour arrêter d’y croire. Il suffit de lire un poème où on passe la poussière entre les lignes pour se sentir comme Marceline. Il suffit d’en parler pour se sentir ver amoureux d’une étoile. Il faut pourtant que ça se dise. J’aimerais vous parler de vous, vous parler du monde, vous parler des ondes. Les mots ont leurs propres caprices et leur propre vie. Ils existeront sans moi, ils mourront avec moi. Il ne faut plus parler de soi, parler du rien, parler pour ne rien dire. La beauté est dans l’énergie même de la vie. La poésie est dans le café que tu bois le matin pour te réveiller. La poésie est dans le film que tu savoures le soir en rentrant. La poésie est dans ta chaussette trouée. Sinon tu ne parles que pour des endimanchés qui se masturbent sur leur Gaffiot. Sinon tu passes à côté de l’équilibre qui fait vibrer la faune et la flore, qui fait s’allumer les lucioles, pour séduire leur étoile. Il suffit de savoir que Paul Eluard était un pseudonyme créé pour la rime.

 

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Une réflexion sur “Ver de terre amoureux d’une étoile

  1. Fichu Poème ! tu nous obliges à réviser et/ou découvrir Eluard et tes amis, quelle joie de se plonger dans cet univers de poètes, c’est vraiment ton monde, tu en fais partie. Jolie luciole, continue de te jouer des mots, sous ta plume, ils ont la précision et la légèreté de touches de harpe. Il n’y a pas que ton étoile que tu séduis.

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